Sensibilisation sur les six violations graves à l’encontre de l’enfant pendant les conflits armés auprès des acteurs armés non-étatiques ( Raiya MUTOMBOKI/ Force populaire pour la paix) et plaidoyer pour la libération des enfants associés aux forces et groupes armés(EAFGAS) à l’Est de la RDC, territoire de Kalehe, groupement de Kalonge, village de BISISI , en date du 15 au 17 septembre 2021

La province du Sud-Kivu est l’une des provinces de l’Est de la RDC où s’observe la recrudescence de l’activisme des groupes armés, entre autres les MaiMai, les MaiMai Raiya Mutomboki scindés en plusieurs sous-groupes d’auto-défenses avec des appellations différentes. En termes des territoires les plus affectés par les conflits armés, Le territoire de Kalehe occupe la quatrième position après celle de Shabunda, d’Uvira et de Fizi.Par rapport aux six violations graves commises envers les enfants en temps de conflit armés (Résolution 1612), le rapport mensuel de monitoring de protection Sud-Kivu et Maniema, de Juillet 2020, précise que quatre types de violations sont récurrentes pendant les conflits armés à l’Est de la RDC, notamment : les meurtres ou mutilation, le viol ou autres actes graves de violence sexuelle, l’enlèvement, et le recrutement ou utilisation d’enfants soldats, ce rapport précise que sur les 1364 violations des droits de l’homme documentée, 114 violations soit 8,35 % ont affecté les enfants. Ces violations ont touché principalement les enfants dont la tranche d’âge est comprise entre 12 et 17 ans. 53 cas, soit 46, 4% de violations commis sont relatifs aux violations graves commises sur les enfants en situation de conflits armés, pour lesquelles, le recrutement et l’utilisation d’enfants par les forces et groupes armés a été la violence la plus commise avec un total de 33 sur 53 cas, soit 62.2%. La plupart de violations en lien avec les enfants en situation de conflits armés ont été documentés dans le cadre du conflit intercommunautaire, des incursions ou attaques, des braquages, mais aussi lors des opérations militaires contre les factions armées. Quant aux présumés auteurs, on note les groupes armés avec 79 % des cas contre 11 % pour les FARDC, 6 % pour les forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) , 4% pour les inconnus. Les Territoires de Shabunda, Walungu, Fizi et Kalehe restent les plus affectés avec chacun 384 cas, 232 cas, 226 cas et 209 cas. De l’analyse faite de la situation des violations affectant les enfants, l’objectif pour les miliciens est d’accroitre leurs effectifs[1].
C’est ainsi qu’en date du 15 au 16 septembre, une mission conjointe entre la Monusco section protection de l’enfant et l’association des jeunes pour le développement intégré-Kalundu, accompagné du réseau communautaire de protection de l’enfant de Kalonge a été organisé en vue de non seulement sensibiliser les acteurs armés non étatiques sur la Résolution 1612 qui  un appel venant du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour mettre fin aux atrocités commises contre les enfants et veiller au respect de leurs droits des enfants. C’est une invitation à prendre action. La mission conjointe a aussi visé le plaidoyer pour la libération des enfants encore  actifs dans ces derniers.La délégation Monusco section protection de l’enfant, AJEDI-Ka et RECOPE a rencontré la délégation de cinq soldats du groupe armé Raiya MUTOMBOKI Force Populaire pour la Paix (FPP en sigle) dirigé par le Général auto-proclamé BAKOLA, dans la zone de santé de Kalonge, aire de santé de BISISI.

Après la sensibilisation sur la R1612, et le plaidoyer pour la libération de enfants actifs dans leur groupe armé ;  la délégation du groupe Mai-Mai Raiya MUTOMBOKI a réceptionné un kit de sensibilisation constitué  des dépliants, un para pluie, des T-shirts, des bracelets de sensibilisation sur le non recrutement des enfants dans les groupes armés.

In fine, la lecture de l’acte d’engagement pour la lutte contre le recrutement d’enfants dans les groupes armés, et celle de la feuille de route a été faite. La délégation du groupe armé Mai-Mai Raiya MUTOMBOKI du Général auto-proclamé BAKOLA a accepté d’apporter au Général,  l’acte d’engagement et la feuille de route pour la signature et l’accélération du processus de libération des enfants.

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