Renforcement des capacités des acteurs du sous-groupe de travail protection de l’enfant sur les mécanismes de surveillance et de communication des six violations graves commises envers les enfants en temps de conflit armé dans le territoire de Kalehe, Province du Sud-Kivu

Le travail de protection de l’enfant exige la connaissance de l’arsenal juridique tant nation qu’international qui le sous-tend. La recrudescence de l’activisme des groupes armés d’auto-défenses (acteurs armés non étatiques) dans le territoire de Kalehe renforce l’exigence que les acteurs locaux de protection de l’enfant du dit territoire soient informés et formés sur le mécanisme non seulement de surveillance mais aussi et surtout de communication des six violations graves commises envers les enfants en temps des conflits armés. Ces six violations graves sont inscrites dans la résolution 1612 du Conseil de Sécurité des Nations unies.
Cette résolution c’est un appel venant du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour mettre fin aux atrocités commises contre les enfants et veiller au respect de droits de ces derniers. C’est une invitation à prendre action.
C’est ainsi que l’Association des Jeunes pour le Développement Intégré-Kalundu, ( AJEDI-Ka, en sigle) dans le cadre du projet : « Renforcement de la prévention du recrutement et utilisation des enfants et de la réponse pour les filles et garçons dans les groupes armés dans les territoires d’Uvira et de Kalehe, au Sud-Kivu à l’Est de la RDC » sous l’appui financier de Watchlist and Children armed conflict, a organisé un atelier de renforcement des capacités des acteurs locaux de protection de l’enfant de Kalehe, du 13 au 14 septembre , entre autres acteurs :La Division du genre, la division des affaires sociales, les réseaux communautaires de protection de l’enfant, le parlement de l’enfant, la police, l’armée, et autres organisations sœurs de protection de l’enfant de Kalehe, en vue de les informer, et former sur les MRM( Monitoring, Reporting, Mecanism) ou Mécanisme de surveillance et communication des six violations graves à l’encontre de l’enfant pendant les conflits armés.
Ces six violations graves sont : (1) Recrutement et utilisation d’enfants, (2) Meurtres et mutilations d’enfants, (3) Violences sexuelles commises contre des enfants, (4) Attaques dirigées contre des écoles ou des hôpitaux, (5) Enlèvements d’enfants, (6) Dénis d’accès à l’aide humanitaire.
A l’issue de l’atelier, les acteurs de protection de l’enfant ont non seulement remercié AJEDI-Ka et son partenaire pour l’atelier et les connaissances acquises, mais aussi et surtout, ils ont promis de capitaliser les acquis de la formation en surveillant et en communiquant de façon systématique, objective, précise et au moment opportun les violations graves commises envers les enfants pendant les conflits armés.
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