Intervention d’AJEDI-KA à New York devant le groupe de travail enfants et conflits armés

Nous tenons d’abord à remercier de tous cœur les missions de canada et de Luxembourg pour organiser une telle activité qui nous donne l’opportunité de changer avec les différents acteurs impliqués dans la thématique ENFANTS ET CONFLITS ARMES,
C’est un honneur et un plaisir pour nous de se retrouver pour la troisième fois à NEW YORK dans le cadre des activités organisées par Notre partenaire WATCHLIST ON CHILDREN AND ARMED CONFLIT dans le cadre du plaidoyer au niveau Global.
Je suis SIMON KANGETA , Directeur de l’Association de Jeunes pour le Développement Intégré-KALUNDU ( AJEDI-Ka) , en sigle , une organisation des droits congolais, créée en 1998 , elle a comme mandant de promouvoir et de protéger les droits des enfants en général et en particulier ceux affectés par les conflits armés dans les Territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga, dans la Province du Sud Kivu, à l’Est de la RDC .
Nous sommes le point Focal de la R1612. Depuis 2006 jusqu’à ce jour, avec l’appui financier et Technique de WATCHLIST ON CHILDREN AND ARMED CONFLIT, AJEDI-Ka surveille, nous documente et rapporte les six violations graves de droits de l’enfant , et nous sommes impliqués dans le suivi de la mise en œuvre du plan d’action pour mettre fin à l’utilisation et au recrutement d’enfants ainsi que le viol et violence sexuelle par les forces armées, et les services de sécurité de la RDC , signé depuis le 4 octobre 2012 entre le Gouvernement de la RDC et l’ONU à KINSHASA ;
Le plan d’action, comporte les engagements qui doivent être observés par les parties, et repose essentiellement sur les quatre piliers fondamentaux notamment ;
Premièrement, La séparation, qui consiste à identifier et séparer tous les enfants associés aux forces et groupes armés et d’assurer à i ‘équipe spéciale et aux agences de protection de l’enfance l’accès au centre de cantonnement et aux hôpitaux militaires.
Deuxièmes, La réponse qui consiste à mettre en place un système de référencement nécessaire à fin d’offrir l’assistance programmatique aux victimes de violation grave.
Troisièmes , la prévention , elle consiste , à sensibiliser les acteurs étatiques à travers les directives claires émises par le gouvernement de la RCD dans le but de mettre un terme à l’utilisation et au recrutement d’enfants ainsi qu’aux viols et violences sexuelles ,
Quatrièmes, La lutte contre l’impunité, consiste à enquêter, à poursuivre en justice ou prendre des mesures disciplinaires contre les auteurs de recrutement d’enfant et de violences sexuelles contre les mineurs, ou autres actes graves contre les enfants.Dix-huit mois après la signature du plan d’action, J’aimerais partager avec vous les quelques progrès déjà réalisés et mettre en évidence les défis auxquels nous faisons face.
Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action, nous avons noté la création de deux organes qui ont pour mandat d’assurer le suivi de la mise en œuvre dudit plan, il s’agit du comité interministériel et du GROUPE DE TRAVAL TECHNIQUE CONJOINT au niveau National.
Au Niveau provincial, le Groupe de travail technique conjoint du Sud Kivu vient d’être installé en date du 19 juin 2014.
Cependant, au niveau de la province du Nord Kivu et d’autres régions de l’Est de la RDC, ces groupes de travail sont toujours inexistant.
Les avancées significatives ont été notées du côté du Gouvernement de la RDC en ce qui concerne la collaboration entre les FARDC et l’équipe spéciale des Nations Unies pour assurer l’accès aux sites de cantonnement nécessaire à l’identification et au retrait d’enfants. Même, un grand nombre d’enfants ont déjà été séparé des FARDC, des efforts considérables doivent toujours être mise en œuvre afin de prévenir les nouveaux cas de recrutement.
De plus, la problématique des enfants associés aux groupes armés demeure préoccupante, en particulier dans les régions inaccessibles, à la MONUSCO. Pour faire face, à cette situation, AJEDI-Ka en collaboration avec d’autres acteurs locaux s’engage à négocier la protection de l’enfance auprès des acteurs armés non étatique.
Au niveau de la Réponse, les acteurs clés de la protection de l’enfance offrent les différents services aux victimes de violations graves (prise en charge médicale, juridique, psycho sociale, et en fin socio-économique) .
Le défi majeur demeure au niveau de la réintégration des enfants dans leurs communautés, en particulier, nous avons observés que les programmes de réinsertion socio-économiques en faveur des enfants prévoit une assistance à court terme qui ne répond pas au besoin en moyen et en long terme , ce qui entraine un grand nombre de cas de ré-recrutement ; L’aspect genre n’est pas souvent prise en compte, car certaines filles viennent avec les grossesses et de fois avec les bébés , ces dépendants ne sont pas pris en compte par le programme de réinsertion qui est souvent limité .
La Prévention : il est important de signaler que le gouvernement de la RDC a émis un certain nombre de Directives claires dans le sens de mettre fin à l’utilisation et au recrutement d’enfants ainsi que le viols et les violences sexuelles .
En termes de défis, nous pouvons noter la non dissémination de ces directives à travers les coins et recoins des provinces, et la problématique de la communication entre le sommet et la base (KINSHASA et LES PROVINCES).
Notons aussi l’importance de favoriser l’enregistrement des naissances a l’état civil afin d’assurer le document nécessaire à la vérification de l’âge :
En ce qui concerne le pilier de la lutte contre l’impunité : Même si beaucoup reste à faire au niveau de la justice, le gouvernement de la RDC est en train de fournir quelques efforts pour enquêter et poursuivre les auteurs présumés de cas d’emplois et de recrutement d’enfants.
EU EGARD A CE QUI PRECEDE, NOUS FORMULONS LES RECOMMANDATIONS SUIVANTES :

AU GOUVERNEMENT DE LA RDC :
• De procéder le plus rapidement possible à l’installation des groupes de travail techniques conjoint dans les provinces pour accélérer la mise en œuvre du plan d’action, et cela conformément à la directive gouvernementale du 18 juillet 2013 ;
• Honorer l’engagement qu’il a pris de veiller à ce que les auteurs de violations graves des droits des enfants ne puissent ni intégrer les forces nationales de sécurité ni bénéficier de l’amnistie ;
• Redoubler d’efforts pour enquêter, poursuivre en justice, et assurer l’exécution des décisions judiciaires contre l les présumés auteurs de six violations graves de droits de l’enfant,
• S’assurer que les directives émises par la haute hiérarchie militaire et les différents Ministères, respectivement celle du 3 mai 2013, et du 18 juillet 2013 atteignent tous les coins et les recoins de la RDC ;
• Respecter le délai prévu dans le plan d’action pour la soumission du rapport final d’évaluation de la mise en œuvre du plan d’action.
A L’EQUIPE SPÉCIALE DES NATIONS UNIES POUR LES ENFANTS ET LS CONFLITS ARMES (ONU).
• Accompagner le Gouvernement de la RDC dans l’installation de Groupes techniques conjoints au niveau des provinces concernées.
• S’assurer que les directives émises par KINSHASA sont incluses dans les activités de sensibilisation et de plaidoyer de proximité par les organisations de la société civile, dans des zones reculées les moins accessibles à la section protection de l’enfant de la MONUSCO.
• Appuyer financièrement les organisations de la société civile impliquées dans le MRM de continuer à dialoguer avec les groupes armés non étatiques afin de signer les engagements de n’est plus recruté et utilisé les enfants au sein de leur rang.
• Revisiter les stricts critères du processus de vérification des allégations R1612 dont le lead est exclusivement donné à la MONUSCO suivant la Résolution du CSNU. Les violations documentées par les points focaux R1612 et ONG membres de l’équipe de travail 1612 sur le terrain et capacités ou formées déjà par l’équipe spéciale de Kinshasa devraient être considérées comme vérifiées pour qu’elles puissent être transmises à Kinshasa aux fins d’informer les tendances réelles du terrain.

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